Les routes du Ventoux
Les routes du Ventoux ont clôturé la saison des épreuves dépassant les 2500 mètres de dénivelé dans une ambiance humide et sous un ciel des plus menaçant. Malgré cette météo capricieuse, l’occasion était trop belle de grimper une fois encore le Géant de Provence.
Comme chacun sait, le Mont Ventoux occupe une place à part chez tous les amateurs de vélo. Chaque année, on ne compte plus tous ceux qui tentent de vaincre celui que l’on nomme le "Géant de Provence". Alors, quand une épreuve cyclosportive emprunte ce sommet mythique certains n’hésitent pas à venir de très loin pour grossir les rangs du peloton.
Si, à l’occasion de la Ventoux Beaumes de Venise c’est la montée par bédoin qui est à l’honneur, le parcours des Routes du Ventoux emprunte pour sa part le versant nord par Malaucenne. Et là, inévitablement la comparaison est de mise !
Plus dure, moins dure, chacun a des arguments pour justifier son point de vue mais quelque soit le versant, l’escalade du Ventoux ne se fait jamais dans la facilité...
L’ancien maillot jaune du Tour de France, Vincent Barteau, invité de marque de cette édition 2005 des Routes du Ventoux, ne dira pas le contraire !


Après avoir remis un magnum de vin des Côtes du Ventoux à un concurrent du Loiret qui fêtait son anniversaire, le départ est donné par le maire de Villes sur Auzon alors que le sommet du Ventoux est enveloppé d’un épais manteau nuageux.
Histoire de se préparer aux 21 kilomètres d’ascension qui débutent à la sortie de Malaucène, le peloton monte progressivement en régime sur les pentes du petit col de la Madeleine où le soleil finit par percer le plafond nuageux. Cependant, l’ambiance est lourde et le ciel reste des plus menaçants.


L’asecsion de la Madeleine ayant provoqué une première petite sélection, le Mont Ventoux est pris d’assaut par une vague successive de groupes plus ou moins étoffés alors qu’à l’avant de la course, les favoris se préparent à passer à l’offensive.


Au fur et à mesure que l’on s’élève on découvre les Baronnies noyées dans le brouillard tout comme le sommet du Ventoux. Si le soleil parvient encore à faire quelques percées, il disparaît définitivement après le passage au Mont Serein. La fin de l’ascension s’effectue alors dans la brume et une atmosphère très humide. Fort heureusement, la température n’est pas très basse. Rassurant avant de se lancer dans la descente !



Arrivée à Sault, les concurrents qui partent sur le grand parcours ont cette fois la certitude qu’il sera bien difficile d’échapper à la pluie. Elle fera effectivement son apparition à Montbrun les Bains juste avant d’engager l’ascension du col de l’Homme Mort (1213 m) via le col de Macuègne (1068 m).
En revanche, une fois sur le plateau d’Albion, c’est un temps sec qui prédomine. Il en restera ainsi jusqu’à l’arrivée qui semble interminable à rejoindre tant la descente des gorges de la Nesque est tout aussi interminable !
On regrettera seulement que dans les tous derniers kilomètres le final emprunte une route à l’état pitoyable occasionnant de nombreuses crevaisons. De nombreux concurrents ont ainsi terminés leurs routes du ventoux à plat ! Mais tout sera vite oublié après une bonne douche et une fois restauré avec une copieuse pasta party.


Un site à ne pas manquer pour les inconditionnels du Mont Ventoux : www.lemontventoux.net
Le Cyclonaute, 12 septembre 2005
Photos : Delphine et Le cylonaute "roulant" !
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L'épreuve en bref
Note :
1 vote
Date: 12 septembre 2010
Type d'épreuve:Cyclosportive
Région: Provence Alpes Côte d’Azur
Département: 84 - Vaucluse
Départ:Villes sur Auzon
Arrivée: Villes sur Auzon
Distance:151 / 101 kms
Dénivelé:2950 / 1950 mètres

Carte de localisation



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Le Cyclonaute a ajouté
C’était la dernière cyclo d’une saison riche de 14 épreuves. Pour l’occasion, je suis parti avec un état d’esprit de "randonneur", l’appareil photo en poche en lieu et place de l’imper que j’avais traîné inutilement sur d’autres cyclos !!
J’ai rendu l’appareil à Delphine au sommet du Ventoux après m’être bien amusé avec tout au long de l’ascension sans le troquer contre l’imper...
Heureusement la pluie nous a seulement accompagné dans la montée du col de l’Homme Mort.

En tout cas, voilà une saison particulièrement intense qui s’achève, la première pour cyclozone, un site qui ne serait pas ce qu’il est sans les "photos de famille" de Delphine (certains comprendront !)...
déposé le 12 septembre 2005
Un admirateur ! a ajouté
Désolé de ne pas avoir pu te parler quand j’étais sur l’ordi. mais on était dans une sacrée panade pour rattraper le bug sur le petit parcours. Apparement tu as pris du plaisir à rouler malgré une météo mi-figue mi-raisin et c’est là l’essentiel. A bientôt et grosses bises à Delphine. JM
déposé le 13 septembre 2005
jean-luc a ajouté

Au départ de Villes-sur-Auzon, ce dimanche 11 septembre, il y a t’il un seul cyclo qui ne soit "un peu" inquiet ? Car 101 ou 151 km, il faut gravir le Ventoux et cela ne laisse jamais indifférent !

D’entrée, Jean-Michel au micro nous fait l’ambiance : conviviale, en offrant un magnum de vin à un gars du Loiret dont c’est l’anniversaire, sympa ; et "professionnel" en invitant Vincent Barteau dans la voiture de direction (ex coureur normand porteur du maillot jaune et vainqueur d’étape sur le tour, faut-il le rappeler !)

C’est parti, et vite ! Moi qui connaît ces routes par coeur, je dois reconnaître que je n’ai jamais rejoint Flassan aussi rapidement par ces 5 km de faux plat ... Est-ce bien raisonnable avant le Ventoux ? Mais bon, nous sommes dans une cyclosportive, et chacun tente de tenir sa place dans la file qui s’étire.

Les premiers auraient attaquer le col au sprint, pour finir en 1h05 ! Digne des pros. Messieurs, chapeau !

Plus modestement, j’aborde la rampe avec l’humilité de circonstance, mais avec une grosse envie de bien vivre le moment. Et franchement, j’ai pris du plaisir. Les sommets de la Drôme sont superbes parmi les nuages, et quand apparaît cette impressionnante muraille de cailloux au dessus du Mont Serein, la motivation est maximale pour la dépasser.

On y voit goutte pour descendre vers le Chalet Reynard, et cela aussi, c’est magique. Sur le revêtement nickel (peut-être un peu trop dans ce décor sauvage), la vitesse est grisante. Rapide aussi, le retour vers Villes par les magnifiques Gorges de la Nesque, mais à condition de mettre le nez dans le guidon ... nous sommes là pour ça !

Je termine en rigolant, le pneu arrière se dégonflant dans l’ultime kilomètre ! Y’a des jours comme ça, où tout va bien. Après la ligne, je retrouve, avec plaisir, Delphine et son appareil photo ; et les gars de l’AC Carpentras qui ordonnent les arrivées et les classements. Merci à eux, aux copains de Bédoin, et plus généralement à tous les bénévoles qui organisent et sécurisent nos parcours cyclosportifs. Sans eux, nous n’aurions pas le luxe de découvrir de si belles régions, avec cette liberté de filer le vent sur des routes protégées (bien-sûr, il convient de rester prudent), avec le boire et le manger, et avec cette convivialité qui apporte une dimension supérieure à notre sport. Je le dis avec ferveur : ça me fait passer la colère d’avoir vu des cyclistes, roulant délibérément sur le même parcours et profitant largement des ravitos, mais sans dossard ; sous prétexte que "c’est trop cher" (ils me l’ont dis)... Allez, on ne se fâche pas sur Cyclozone.com ; et on souhaite longue route aux "Routes du Ventoux" ; l’organisation est à la hauteur du Géant de Provence.

Jean-luc. Mormoiron

déposé le 14 septembre 2005
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